Monitorix : test rapide

MonitorixMonitorix est un projet libre, gratuit et open source de supervision d’un système sous Linux. Sa simplicité et sa taille réduite sont-elles des handicaps ?

Installation et configuration

Monitorix étant écrit en Perl, il faut tout d’abord s’assurer que certains modules sont présents sur le système hôte. Pour la plupart des Linux habituels (Red Hat, Fedora, CentOS, Debian, Ubuntu, Gentoo), il existe un package. Mais aussi pour des distributions plus « exotiques », telles que Arch Linux, voir des xBSD comme FreeBSD. Et pour les autres, une archive .tar avec les sources est disponible. Sa compatibilité est donc très étendue, et il inclut un serveur HTTP pour ceux qui ne veulent pas utiliser les modules prévus pour Apache, Nginx, Lighttpd ou autres. Il n’y a qu’un seul fichier de configuration, rassemblant toutes les directives nécessaires, malheureusement commenté au minimum, obligeant à faire référence à la documentation en ligne pour connaitre le détails des paramètres. Autre point négatif, il y a un manque de personnalisation de certains modules, comme ceux gérant la température ou le trafic sur les ports réseaux. Cette documentation est par ailleurs claire et agréable, même si j’aurai préféré un peu plus de détails sur le fonctionnement interne de chaque module. L’installation est donc facile et rapide, un bon point pour le produit.

Utilisation

L’utilisation de scripts Perl pour la récupération des informations et la création des graphiques est un peu lourde. Pour la génération des graphiques journaliers, le temps d’attente dépasse la minute sur ma machine de test, qui je l’avoue n’est pas un « foudre de guerre ». Mais la collecte via les scripts cron est par contre étonnamment rapide et légère en charge CPU. Heureusement, on peut lancer le script pour les graphiques de manière automatique et ainsi créer une page statique pour afficher les résultats. Ces graphiques sont d’ailleurs agréables, bien présentés et peuvent être agrandis par un simple clic de la souris.

Exemple de graphique

Personnalisation

Basé sur du Perl et des fichiers RRD, Monitorix est relativement personnalisable. Cependant, écrire un module ou l’adapter à un système autre qu’un GNU/Linux ou xBSD souffre d’un manque cruel d’information. Il faut se baser sur les modules déjà existant, analyser le code source et s’aider du channel IRC ou d’une mailing-list bien pauvre. A noter que l’on peut configurer plusieurs hôtes et que la légèreté du système lui permet de fonctionner sur de très petites configurations comme un Raspberry Pi ou des routeurs internet.

Conclusion

Face aux poids lourds de la supervision, Monitorix remplit bien son rôle : petit, léger, facile à mettre en oeuvre, il n’a pas la prétention de les concurrencer mais la diversité de ses modules couvre déjà une variété étonnante de services. Il conviendra à ceux qui recherchent un système rapidement opérationnel sous Linux.

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